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Qu'est-ce que l'asthme ?

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La crise d'asthme

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Vivre avec l'asthme

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L'asthme en questions


Qu'est-ce que l'asthme ?

Etre asthmatique, faire une crise d’asthme, … voilà des expressions que l’on entend fréquemment sans nécessairement réaliser ce qu’elles signifient pour les personnes concernées.

Les termes qui décrivent le mieux ce que ressent l’asthmatique en proie à une crise sont sans doute “oppression” et “étouffement”. A l’origine, le mot provient d’ailleurs du grec asthmaïnein, qui signifie “être essoufflé”.

En fait, la crise d’asthme correspond à une difficulté à respirer, et plus particulièrement à expirer l’air contenu dans les poumons. Cette gêne respiratoire s’accompagne le plus souvent d’un sifflement, qui témoigne du rétrécissement des bronches dû à la contraction trop intense des muscles qui commandent leur ouverture et leur fermeture : l’air est emprisonné dans la poitrine et le thorax est bloqué, d’où cette sensation d’oppression qui peut s’accompagner d’une toux irritante et d’un sentiment d’anxiété.

  

 

On distingue différents types d’asthmes :

  • il peut être occasionnel lorsque les crises surviennent ponctuellement en présence
    d’un ou plusieurs facteurs déclenchants : on parle alors d’asthme intermittent,

  • il est parfois persistant s’il subsiste tout au long de l’année, et est dans ce cas plus
    ou moins sévère selon l’intensité et la fréquence des crises

  

 

Que se passe-t-il lors d'une crise ?

La crise d’asthme survient de façon répétitive, mais elle est le plus souvent imprévisible. Initialement, la gêne respiratoire est volontiers nocturne ou matinale, mais elle peut également s’installer nuit et jour. Un certain nombre de facteurs déclenchants a été identifié, à l’origine d’une sensibilité exagérée des bronches :


 

 

  • l’exercice physique (surtout si l’air est froid),

  • le contact avec un allergène (pollens, acariens, animaux, etc),

  • l’inhalation de substances polluantes (fumées, gaz d’échappement, aérosols, …),

  • la prise de certains médicaments (aspirine, anti-inflammatoires à l'exception des corticoïdes, bêta-bloquants en comprimés, certains collyres ...),

  • l’ingestion de certains aliments responsables d’allergie,

  • ou même un simple rhume d’origine virale dont l’évolution peut conduire à une crise…

En temps normal, l’air que l’on inspire est acheminé jusqu’aux poumons (alvéoles) par un système de tuyaux de plus en plus étroits (trachée, bronches principales, moyennes et petites bronches, et enfin bronchioles), qui permet d’approvisionner nos cellules en oxygène. La respiration est naturelle et aisée tant que les bronches sont suffisamment ouvertes pour laisser l’air circuler librement.

Lorsque le ou les facteurs déclenchants surviennent, la crise d’asthme se traduit par une inflammation de la surface des bronches, et par la contraction trop intense des muscles qui les entourent. Cette réaction anormale des voies aériennes à une agression engendre un rétrécissement des voies respiratoires, qui se traduit par une difficulté plus ou moins prononcée pour chasser l’air des poumons.

  



Vivre avec l'asthme

A l’heure actuelle, on estime qu’environ 3 millions de personnes sont concernées par l’asthme en France, touchant près de 10% des enfants et 5% des adultes. Cette maladie réputée bénigne est néanmoins responsable de 1000 à 2000 décès par an, à la suite de crises particulièrement graves dans les cas d’asthme sévère.

Aujourd’hui, l’asthme est reconnu comme une maladie inflammatoire, dont le traitement quotidien est assuré par des médicaments anti-inflammatoires efficaces. Malgré tout, il reste des progrès considérables à accomplir pour améliorer la qualité de vie des asthmatiques.

S’il est vrai que l’asthme peut être aggravé par certains facteurs liés aux conditions de vie (stress, conditions de travail, contacts avec des substances allergènes ou polluantes), son origine est avant tout héréditaire, et le développement de la maladie est extrêmement variable d’une personne à l’autre. Un diagnostic précis et une prise en charge adaptée par le corps médical sont essentiels pour parvenir à contrôler la maladie.

Mais l’éducation du patient et sa participation active dans la mise en oeuvre du traitement sont également indispensables pour maîtriser la maladie : informer, accompagner, impliquer davantage les asthmatiques et leur entourage, … tels sont les enjeux actuels qui doivent permettre d’aider les personnes concernées à retrouver une vie normale et sereine, et auxquels s’attachent l’Association Asthme & Allergies et le réseau national des Ecoles de l’Asthme. En effet, les principaux ennemis de l'asthmatique sont d'une part son ignorance de la maladie, mais aussi la négligence vis-à-vis de son traitement : on estime ainsi que l'observance de la maladie, qui désigne la qualité avec laquelle un patient respecte son traitement, est extrêmement médiocre : on estime que seul un tiers des patients souffrant d'une maladie respiratoire chronique prend au moins la moitié des médicaments prescrits par le médecin de famille, révélant un manque d'éducation des malades et de communication avec le médecin.

  



L'asthme en questions

Le stress est-il responsable de mon asthme ?
S'il est vrai que l'anxiété, le stress et les soucis quotidiens peuvent aggraver un asthme existant, ils ne sont cependant pas à l'origine de la maladie : avant tout, l'asthme est le résultat d'une prédisposition génétique (un enfant dont l'un des parents est asthmatique n'a que 2 chances sur 3 de ne pas l'être lui-même), associée à un ensemble de facteurs initiateurs liés à l'environnement, au travail, aux conditions de vie, à des infections, .... Quel que soit le mécanisme de déclenchement des crises, l'asthme n'est donc pas une maladie "psychosomatique" et correspond bien à une hypersensibilité des bronches, qui réagissent exagérement face à un ensemble de facteurs extérieurs.
 

Puis-je pratiquer un sport normalement en étant asthmatique ?
Si l'effort physique constitue l'un des facteurs déclenchants de l'asthme, en particulier chez les jeunes patients et par temps froid et sec, cela ne signifie pourtant pas qu'un asthmatique doive s'abstenir de pratiquer un sport. A condition d'être pratiquée avec précaution et discernement, l'activité sportive peut au contraire se révéler bénéfique pour diminuer l'angoisse et favoriser le développement des muscles respiratoires de l'asthmatique. Il est conseillé notamment de pratiquer un échauffement préalable, et d'utiliser un médicament bronchodilatateur à titre préventif, dix minutes avant l'exercice.

Toutefois, signalons que la plongée avec bouteilles est formellement contre-indiquée pour un asthmatique, à la fois en raison du risque d'inhalation de substances allergisantes dans les bouteilles, et du risque de surpression pulmonaire. Par ailleurs, l'équitation est fortement déconseillée en cas d'allergie aux squames de cheval.

Pour en savoir plus sur les relations entre l'asthme et le sport, consultez le site de l'Association Asthme & Allergies.
 

Pourquoi l'asthme survient-il souvent pendant la nuit ou au petit matin ?
De manière générale, la variation naturelle de l'asthme semble coïncider avec notre rythme de sommeil : il se manifeste préférentiellement pendant la nuit, ou encore au petit matin (vers 4 heures). L'asthmatique ressent alors une oppression plus ou moins prononcée, et est réveillé par des quintes de toux et une respiration sifflante. Cela s'expliquerait pas la baisse de sécrétion des hormones (adrénaline, cortisone) toujours constatée pendant le sommeil. En revanche, l'après-midi est le plus souvent épargné par les crises. Toutefois, l'asthme peut par la suite s'installer jour et nuit, et se manifester indifféremment à toute heure.
 

  

Références

Pour en savoir plus, consultez la liste des références bibliographiques et autres sites Web sur l'asthme et les maladies respiratoires.

En particulier, recherchez les congrès où Médiflux sera présent en consultant le calendrier sur le site Asmanet
 
 

  
 

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