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On distingue différents types dasthmes
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il peut être occasionnel lorsque les crises surviennent
ponctuellement en présence
dun ou plusieurs facteurs déclenchants : on parle
alors dasthme intermittent,
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il est parfois persistant sil subsiste
tout au long de lannée, et est dans ce cas plus
ou moins sévère selon lintensité
et la fréquence des crises
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Que se passe-t-il lors d'une crise ?
La crise dasthme survient de façon
répétitive, mais elle est le plus
souvent imprévisible. Initialement, la
gêne respiratoire est volontiers nocturne ou matinale, mais
elle peut également sinstaller nuit et jour. Un certain
nombre de facteurs déclenchants a été
identifié, à lorigine dune sensibilité
exagérée des bronches :
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lexercice physique (surtout si lair est froid),
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le contact avec un allergène (pollens, acariens, animaux,
etc),
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linhalation de substances polluantes (fumées,
gaz déchappement, aérosols,
),
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la prise de certains médicaments (aspirine, anti-inflammatoires
à l'exception des corticoïdes, bêta-bloquants
en comprimés, certains collyres ...),
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lingestion de certains aliments responsables dallergie,
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ou même un simple rhume dorigine virale dont lévolution
peut conduire à une crise
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En temps normal, lair que lon inspire
est acheminé jusquaux poumons (alvéoles) par
un système de tuyaux de plus en plus étroits (trachée,
bronches principales, moyennes et petites bronches, et enfin bronchioles),
qui permet dapprovisionner nos cellules en oxygène.
La respiration est naturelle et aisée tant que les bronches
sont suffisamment ouvertes pour laisser lair circuler librement.
Lorsque le ou les facteurs déclenchants
surviennent, la crise dasthme se traduit par une inflammation
de la surface des bronches, et par la contraction trop intense des
muscles qui les entourent. Cette réaction anormale des voies
aériennes à une agression engendre un rétrécissement
des voies respiratoires, qui se traduit par une difficulté
plus ou moins prononcée pour chasser lair des poumons.
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A lheure actuelle, on estime quenviron
3 millions de personnes sont concernées par lasthme
en France, touchant près de 10% des enfants et 5% des adultes.
Cette maladie réputée bénigne est néanmoins
responsable de 1000 à 2000 décès par an, à
la suite de crises particulièrement graves dans les cas dasthme
sévère.
Aujourdhui, lasthme est reconnu comme
une maladie inflammatoire, dont le
traitement quotidien est assuré par des médicaments
anti-inflammatoires efficaces. Malgré tout, il reste
des progrès considérables à accomplir pour
améliorer la qualité de vie des asthmatiques.
Sil est vrai que lasthme peut être
aggravé par certains facteurs liés aux conditions
de vie (stress, conditions de travail, contacts avec des substances
allergènes ou polluantes), son origine est avant tout héréditaire,
et le développement de la maladie est extrêmement variable
dune personne à lautre. Un
diagnostic précis et une prise en charge adaptée
par le corps médical sont essentiels pour parvenir à
contrôler la maladie.
Mais léducation du
patient et sa participation active dans la mise en oeuvre du
traitement sont également indispensables pour maîtriser
la maladie : informer, accompagner, impliquer davantage les asthmatiques
et leur entourage,
tels sont les enjeux actuels qui doivent
permettre daider les personnes concernées à
retrouver une vie normale et sereine, et auxquels sattachent
lAssociation Asthme & Allergies et le réseau national
des Ecoles de lAsthme. En effet, les principaux ennemis de
l'asthmatique sont d'une part son ignorance de la maladie, mais
aussi la négligence vis-à-vis de son traitement :
on estime ainsi que l'observance de la maladie,
qui désigne la qualité avec laquelle un patient respecte
son traitement, est extrêmement médiocre : on estime
que seul un tiers des patients souffrant d'une maladie respiratoire
chronique prend au moins la moitié des médicaments
prescrits par le médecin de famille, révélant
un manque d'éducation des malades et de communication avec
le médecin.
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Le stress est-il responsable
de mon asthme ?
S'il est vrai que l'anxiété, le stress et les soucis
quotidiens peuvent aggraver un asthme existant, ils ne sont cependant
pas à l'origine de la maladie : avant tout, l'asthme est
le résultat d'une prédisposition génétique
(un enfant dont l'un des parents est asthmatique n'a que 2 chances
sur 3 de ne pas l'être lui-même), associée
à un ensemble de facteurs initiateurs liés à
l'environnement, au travail, aux conditions de vie, à des
infections, .... Quel que soit le mécanisme de déclenchement
des crises, l'asthme n'est donc pas une maladie "psychosomatique"
et correspond bien à une hypersensibilité des bronches,
qui réagissent exagérement face à un ensemble
de facteurs extérieurs.
Puis-je pratiquer un sport
normalement en étant asthmatique ?
Si l'effort physique constitue l'un des facteurs déclenchants
de l'asthme, en particulier chez les jeunes patients et par temps
froid et sec, cela ne signifie pourtant pas qu'un asthmatique doive
s'abstenir de pratiquer un sport. A condition
d'être pratiquée avec précaution
et discernement, l'activité sportive peut au contraire se
révéler bénéfique pour diminuer
l'angoisse et favoriser le développement des muscles respiratoires
de l'asthmatique. Il est conseillé notamment de pratiquer
un échauffement préalable, et d'utiliser un médicament
bronchodilatateur à titre préventif, dix minutes avant
l'exercice. Toutefois, signalons que la plongée avec
bouteilles est formellement contre-indiquée pour un asthmatique,
à la fois en raison du risque d'inhalation de substances
allergisantes dans les bouteilles, et du risque de surpression pulmonaire.
Par ailleurs, l'équitation est fortement déconseillée
en cas d'allergie aux squames de cheval.
Pour en savoir plus sur les relations entre l'asthme et le sport, consultez le site de l'Association Asthme & Allergies.
Pourquoi l'asthme survient-il
souvent pendant la nuit ou au petit matin ?
De manière générale, la variation naturelle
de l'asthme semble coïncider avec notre rythme de sommeil :
il se manifeste préférentiellement pendant la nuit,
ou encore au petit matin (vers 4 heures). L'asthmatique ressent
alors une oppression plus ou moins prononcée, et est réveillé
par des quintes de toux et une respiration sifflante. Cela s'expliquerait
pas la baisse de sécrétion des hormones (adrénaline,
cortisone) toujours constatée pendant le sommeil. En revanche,
l'après-midi est le plus souvent épargné par
les crises. Toutefois, l'asthme peut par la suite s'installer jour
et nuit, et se manifester indifféremment à toute heure.
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